jeudi 29 avril 2010

Daniel Glattauer m'a fait fantasmer (bon, je sais sur la photo, c'est pas évident...)


Deux mois que je n'avais pas lu un livre jusqu'au bout... parce qu'à chaque fois il me tombait des mains... (Les variations Bradshaw, pas mal mais pas assez rythmé, viens de le lâcher, le reprendrai sûrement plus tard ; Le paquet de Claudel -pas le grand, l'autre-, faussement intello, lu jusqu'au bout mais sans l'abîmer, ai pu même le revendre ! ; Mon épouse américaine, sûrement très drôle mais j'étais pas d'humeur. Bref aucun livre ne me redonnait l'envie...) Et puis, tout d'un coup, un roman : Quand souffle le vent du Nord m'est tombé dessus. Au propre comme au figuré puisque je l'ai renversé par erreur sur une pile de bouquins à la Fnac. Comme ça, face contre terre, il m'a parlé : "Allez, achète moi, tu vas voir c'est facile à lire, ça va te redonner l'envie d'avoir envie !" OK, OK. Pourtant, à voir la quatrième de couv : "Leo Leike reçoit par erreur un mail d'une inconnue, Emmi Rothner. Poliment, il le lui signale. Elle s'excuse et, peu à peu, un dialogue s'engage, une relation se noue. Au fils des mails, ils éprouvent l'un pour l'autre un intérêt grandissant", j'étais pas renversée. En plus, avec la couve gnangnan qu'ils ont choisie, je voyais déjà l'histoire à l'eau de rose, style :"non, je veux pas", "mais si tu veux", "non, c'est compliqué", "oui mais bon, essayons quand même" (d'ailleurs, il y a un peu de ça). Mais après m'avoir parlé, l'objet s'est ouvert tout seul à la première page (bon, j'ai un peu mis mes mains, ça aide). Et là, qu'on trouve ça cul-cul ou pas, le truc est qu'on veut savoir la fin. Car ce n'est pas un livre sur l'amour mais sur le désir. Et le désir, Daniel Glattauer, il arrive très bien à le décrire. Avec du temps, des manques, des ellipses, des phrases courtes, des variations plus longues, beaucoup d'érotisme... On veut que ça cesse. Qu'ils concluent pour qu'on en finisse! Bon, je sais je suis bassement terre à terre là mais c'est vraiment ce qui fait que pendant 48 heures chrono, je n'ai pas lâché ce livre d'une semelle... dans le métro, au lit, au bureau, sous la douche (nan, c'est pas vrai...) Et lorsque, enfin, on arrive à la dernière page, on se dit : "Ben, je me suis bien fait rouler". Car, si ça se trouve cet auteur, dans deux ans, on le cataloguera dans la catégorie des Marc Levy parce qu'il parle d'amour (enfin, ici de fantasme) avec un scénario efficace. Mais moi, je m'en fous, mon seul critère, c'est le plaisir et Daniel Glattauer m'en a donné.

Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer (Ed Grasset)

PS : ET MERCI A DAVID DE M'AVOIR REDONNER L'ENVIE D'ECRIRE...

7 commentaires:

  1. Oh la la ! encore une de séduite : ce livre est à lire, toute la blogosphère en parle ! :D

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  2. Pareil que toi, c'est pour te dire j'ai même investi dans une lampe de chevet pour l'occasion...Mais en effet, Mr Glatttauer a un léger air de famille avec Marc Levy..à voir, je sais que la suite est prévue..

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  3. Je suis "tombée" sur to blog en cherchant un truc sur Diastème et je le trouve très intéressant (ton blog, pas Diastème- enfin, si aussi !). Et avec ton dernier article, tu m'as donné envie de lire ce bouquin. MErci

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  4. hello ! merci pour le conseil ! et puis il est pas mal c'monsieur ! ;-)

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  5. Oui, j'ai peut-être été un peu dure pour la photo !

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  6. Acheté hier et fini hier sous vos conseils!
    J'ai beaucoup aimé, et entre nous, la fin est tout sauf "lévyrienne";-)
    Merci pour ces bons conseils de lecture

    Kristel

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  7. Bon, il me reste 10 pages à lire et je me demande bien où je me suis faite rouler !
    Merde. Je suis aussi complètement embobinée, scotchée, j'ai failli louper mon bus et me cogner aux gens en marchant parce que je n'en décollais plus!
    Mais je peste : moi aussi je me suis fait la réflexion d'un éventuel rapprochement entre Levy et Glattauer. Rapprochement qui a été fait entre Mazetti (le mec de la tombe d'à côté, dans le même style) et Gavalda par ailleurs. Mais pourquoi qualifier ce roman de cucul? Tous les romans d'amour sont ils cucul? Non, plus précisément : tous les romans d'amour qui font glousser les femmes sont-ils cucul? Je compte passer la semaine à trouver des arguments pour l'en défendre!

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